09 février 2008

On déménage !

Bon, ça y est, je me suis enfin retroussé les manches, et j'ai déménagé le blog...
Ce que j'escompte : un site un peu plus souple, avec plus de photos, plus de notes, et plus de fun !

Vous pouvez donc y aller, c'est sur www.jb-blog.fr, et vous pouvez l'ajouter à vos signets (il doit même y avoir un flux RSS...) !

En revanche, pas de possibilité dans l'immédiat de commentaires, pour ça, il vous faudra simplement envoyer un mail à qui-vous-savez...

Ciao et à bientôt sur la nouvelle page !

25 janvier 2008

Afrique et annonces


Un élément commun amusant à la plupart des villes que nous avons traversées est probablement les panneaux, calicots, pancartes et annonces diverses croisés dans les rues ou les bureaux.
Beaucoup font appel à la richesse de notre belle langue, et beaucoup aussi prouvent à chaque instant qu’elle est vivante, et n’hésite pas à lui faire franchir d’un bond plusieurs centaines d’années d’évolution.

Ce qui nous occupe aujourd’hui, c’est cette petite pancarte trouvée sur un porte à l’Agence de Régulation des Télécoms de la RCA. Elle montre bien tout le problème.
Souvent (et là je pouffe, car c’est en fait systématique), le personnes qui écrivent en gros les noms des magasins ou des sociétés finissent pas manquer de place, ayant vu trop grand, et rapprochent les lettres de manière assez angoissante en arrivant à la fin de l’expression en question. Lettres qui par ailleurs s’amincissent de manière réjouissante. Le résultat est plutôt mitigé, comme on peut s’y attendre.

Alors, pour notre pancarte, avons-nous affaire à une innovation grammaticale subtilement corrigée, ou bien à un manque de place devant lequel l’artiste a abdiqué sans honneur ? Je n’en sais rien, mais tout a l’air d’avoir été fait d’une traite. Pas de surcharge, et pas de rature. Et c’est ainsi qu’Allah est grand.

24 janvier 2008

Piste, route, piste...


En Afrique, la voie de communication de base est la piste. Par piste, on entend tout un panel de routes, allant du sentier large, impraticable, couvert de bosses et de nids de poule, et bourbier en saison des pluies, à des quasi-autoroutes, en terre, mais bien plates, bien entretenues, et agréables à pratiquer.
De manière générale, la piste est en latérite, un type de terre qu’on trouve presque partout, et que tout le monde a vu, un jour ou l’autre, dans un film : un terre rouge et poussiéreuse, qui vole en nuages photogéniques derrière les voitures.
Et puis il y a les routes telles qu’on les imagine en France, avec du bitume, et celles-là sont rares. Par exemple, en RDC, sur un territoire grand comme l’Europe Occidentale, il n’y avait que 2000 km de routes goudronnées... Bon, l’exemple choisi est un peu extrême, mais il a le mérite de pointer un des problèmes de développement : la route est un vecteur d’échanges économiques et humains, c’est à dire que moins il y en a, moins le pays se développe...
Et enfin, au delà de la route, on trouve à nouveau la piste, mais cette fois pour les avion, la piste d’atterrissage. J’ai atterri sur toutes sortes de pistes : des goudronnées agréables, comme à CDG, et puis des pistes plus folklo, plus proches de la “piste” originelle, en terre, dans la brousse, avec les herbes folles sur les côtés et la guérite en ruine du chef d’aérodrome. En RDC, toujours. Une bien belle expérience...!

A Bangui, la piste de l’aéroport Mpoko est très correcte. L’aéroport a dû être construit il y a quinze ou vingt ans, un peu en périphérie de la ville. Avant, les avions d’Air France arrivaient bien en Centrafrique, mais sur une autre piste, bien plus proche du centre... et qui sert maintenant d’avenue. Pour aller à l’aéroport, justement, on roule sur cette grande route très large, assez ahurissante, sans marquage au sol, où tout le monde roule un peu mal à l’aise, et où l’on double avec assez de marge...
C’est bien la première fois que je vois ça, mais c’est une assez bonne idée de recyclage d’un ancienne piste, non ?


23 janvier 2008

Bangui Plage



Après Paris Plage, qui visiblement avait apporté bien du bonheur aux parisiens, c’est au tour des capitales africaines d’avoir leurs guinguettes au bord de l’eau.
Comme la nature fait bien les choses, Bangui est au bord de l’Oubangui, joli cours d’eau qui fait office de frontière entre la Centrafrique et la RDC. En face de Bangui, Zongo.
Et sur les bords du fleuve (c’est une rivière, puisque je crois que l’Oubangui se jette dans le Congo, mais bon...), la mairie a installé un petit troquet, amené du sable fin par bennes, et aménagé un joli petit endroit, au calme, avec une belle vue. Bangui Plage est née...
On peut y boire de la bière fraîche, y manger un bon poulet ou simplement regarder passer les barques de pêcheurs...


22 janvier 2008

Les chenilles de Bangui


En Centrafrique, les papillons sont magnifiques. Enormes, pleins de couleurs, ils font de toute évidence le bonheur des collectionneurs.
En revanche, leurs chenilles, elles, font un peu peur... Celle-là, bien velue, était sur ma porte le premier soir que j’ai passé à Bangui.

21 janvier 2008

La réalité court plus vite que moi

Il faut se rendre à l'évidence, je ne pourrais pas déménager ce blog dans l'immédiat. Car Free ne permet pas d'uploader des pages depuis des IP étrangères. Ce qui est regrettable, mais n'entame cependant pas ma volonté de continuer à donner quelques nouvelles de temps à autres.
Donc, cette semaine, attendez-vous à un truc du genre "les posts perdus", résumant quelques semaines de vie banguienne. Bien entendu, cet adjectif n'existe pas, ce qui prouve une fois de plus (était-ce nécessaire ?) que la réalité est une maîtresse intransigeante.
D'ici là, n'attrapez pas froid.

01 janvier 2008

Patience

Presque un mois que le BanguiBlog n'a pas été mis à jour... c'est déjà arrivé, mais là, on aurait dû avoir des nouvelles quand même !
Et bien voilà : j'essaie de voir en ce moment si ça ne serait pas possible d'héberger ce blog un peu plus facilement (et du coup, pour moi, de le mettre à jour plus souvent (si, si)) sur une autre page.
Alors en attendant, il ne vous reste plus qu'à prendre patience.
Sinon, j'ai quand même quatre ou cinq entrées en attente de publication, donc si ma nouvelle méthode ne marche pas, je mettrais tout à jour d'un bloc directement ici !
Voilà !
Et bonne année à tous !

05 décembre 2007

Voyages voyages - 2 - Vers Addis

L'aéroport de Buja est minuscule. Mais il est très joli. Ses architectes ont probablement voulu faire un lieu agréable et aéré, c'est réussi. Pas de murs, uniquement des vitres, y compris entre les bâtiments et l'extérieur, et encore, les vitres ne couvrent pas toute la surface, un jour de 50cm laisse passer une douce brise par dessus chaque panneau...
La structure en elle-même fait plus penser à des oeufs posés côte à côte, mais cela ne fait que rajouter au charme de l'aéroport qui reste le préféré de ceux que j'ai pu visiter.

Je monde dans l'avion d'Ethiopian Airways (contrairement à ce que vous pensez, c'est une des meilleures compagnies africaines, avec Kenya et South African Airways). Il n'en reste pas moins que certain gilets de sauvetage traînent par terre.
On décole, et l'avion survole les belles colines verdoyantes du Burundi, puis du Rwanda. Je reconnais l'approche de Kigali par la rivière qui serpente sur des kilomètres de lacets.

J'avais pris deux livres pour le voyage. Les deux étaient terminés peu après le redécollage du Rwanda. Le reste du trajet promet d'être long...

Voyages voyages - 1 - Intro

La semaine dernière, je suis parti en séminaire.
A Ouagadougou, au Burkina Faso.
De l'autre côté de l'Afrique.
C'est à dire que pour m'y rendre, je suis parti le samedi midi, et j'ai fait : Bujumbura - Kigali - Addis-Abeba (dodo) - Lomé - Accra - Abidjan (dodo) - Ouagadougou. Arrivée le lundi midi, défracté. Deux jours et demie de séminaire plus tard, rebelotte, en sens inverse. Départ le jeudi midi, arrivée le samedi midi. Super semaine.

Cepoendant, tout n'était pas catastrophique : j'ai quand même eu quelques grands moments, qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire.
Ils font l'objet des post suivants...

04 décembre 2007

Départ

Evidemment, il fallait une journaliste pour révéler ce qui pour l'instant n'était que rumeur...
Nous partons, effectivement, d'ici quelques temps (dans deux heures pour ma chère et tendre, dans 46 pour moi), pour une autre destination.
Farewell Burundi, et à nous la Centrafrique ! Nous partons nous installer à Bangui ! Pour ceux que cela intrigue, une succession de hasards et de problèmes font que la société pour laquelle je travaille a besoin de quelqu'un là-bas très urgemment, et que je suis la personne la plus disponible.
Donc, un petit pas nous rapprochera de la France, puisque l'Oubangui coule au nord de l'équateur, et qu'Air France maintient une ligne directe vers Paris une fois par semaine.
Oubliez donc si vous en aviez prévues des vacances sur les bord du Tanganyika, on les remet à plus tard. Ce qui n'est pas plus mal, si l'on considère les dernières vagues de criminalité armée que connaît la capitale.
Et pour terminer de vous rassurer, je quitte donc cette "région des Grands Lacs", qui pour l'instant ressemble plus à la "poudrière des Balkans" puissance 250. Un peu de calme nous fera du bien.
Bref, je passe à Paris pour une ou deux journées, mais j'ai peur que les quelques heures françaises dont je dispose ne me permettent de voir qui que ce soit. Stand-by, donc, et les plus motivés ont mon téléphone.

23 novembre 2007

Soirée Prestige

Forcément, on voit les éclairs et le courant commence à sauter, alors on se dit que l’un de ces fichus orages tropicaux s’approche, et on sort rapprocher la voiture, pour ne pas avoir à se mouiller au moment de partir à la maison.

Mais voilà, la pluie, ici, non contente d’être particulièrement violente, est aussi spécialement rapide. Alors je cherche ma voiture parmi la quinzaine garée sur le parking, et j’entends déjà les énormes gouttes sur le toit du hangar à 15 mètres. Le cœur s’accélère : où donc est-elle garée ? (la question intérieure est moins soignée, mais exprime sans détour mon exaspération : je vous la fais soft) Et je vois les flaques à cinq mètre se troubler, et le bruit se rapproche… Je trouve la voiture, je me précipite : trop tard… en cinq secondes, ma fine chemise est gorgée de sept litres d’eau fraîche (ce qui n’est cependant pas sans mettre en valeur mon torse musclé…).

Le temps d’arriver à la voiture, et de me dire que j’ai déjà pris plus de pluie que si j’avais simplement couru depuis mon bureau au moment de partir, mes vêtements sont saturés, et c’est d’un pas tranquille que je retourne vers les locaux, certain que la partie liquide de ma masse n’augmentera plus.

A présent, l’orage vient de se calmer, et je ruisselle sur mon siège, en me disant que, finalement, c’est déjà ça de gagné sur la douche de ce soir.

L'autre bon côté des choses, c’est que ce soir, l’Ambassade nous invite à la soirée "Beaujolais Nouveau" qui, si l’on en croit le prospectus, est cette année « spécial Confit de Canard », avec DJ Walter pour l'ambiance sonore. Je ne sais pas qui a planifié tout ça, mais à côté du "buffet de charcuterie géant", m'est avis qu'il y a complot.
Les soirées de l’ambassadeur ne sont décidément plus ce qu’elles étaient, niveau prestige. Bref, je vais pas tarder non plus, on est à la table du Consul...

01 octobre 2007

Week-end en ballade

Nous avons profité de ce dernier week-end avant le prochain pour aller faire un petit tour à l'extérieur du pays.
Tout d'abord, quitter Bujumbura : à peu près une demi-heure pour grimper dans les collines, et passer de l'altitude du lac, soit 800m, aux 1800m des hauteurs avoisinantes. Arrivé à Bugarama, les route serpente entre les collines, avec d'impressionnantes vues sur les flancs escarpés, et pourtant couverts de cultures. Des fumées d'élèvent ça et là, où l'on prépare le repas, et plus souvent où l'on cuit la brique. La brique est partout, au Burundi.
Puis, 1h30 de trajet ur une belle route bitumée, pour arriver à Kirundo, là où commence la piste. Petite visite des installations, et on continue sur la piste en latérite (c'est à dire une terre poussiéreuse rouge très compacte, sur laquelle on peut rouler jusqu'à 100km/h, en soulevant un incroyable nuage terreux très photogénique) jusqu'à la frontière Burundi / Rwanda, à Muyinga.

Le passage de la frontière rappelle un tas de films pêle-mêle : des westerns, pour les villages en bordure de route, désertiques à souhait, avec le vent qui pousse les herbes et fait tourbillonner la poussière, et puis ces films d'Afrique, avec les policiers terreux, dans des bureaux nus et pourtant sales, qui remplissent des registres d'entrée-sorties, et le bruit des insectes qui volent en bourdonnant... Pas de photos de ces instants (frontière oblige), mais des souvenirs.

Et puis, encore une heure de chemin plus tard, c'est l'arrivée à Kigali.

Là, soyons clairs : tout le monde a en tête les événements des années 90 (entendre : "génocide"), un pays en ruine, dangereux, tout sauf une destination de vacances. Détrompez-vous. Aussi étrange que celui puisse être, le Rwanda est aujourd'hui un des pays les plus sûrs en Afrique. Le gouvernement n'est pas particulièrement contesté, les crimes ethniques ne sont certainement pas effacés ni oubliés, mais la paix règne, et le développement est là : des constructions dans tous les sens, une ville propre et terriblement organisée, une population civique et méticuleuse, tout cela donne un peu le sentiment d'être en Europe.

Qu'on ne s'y trompe cependant pas : certaines tensions existent, et la pauvreté et le sida font encore de terribles ravages. Le Rwanda reste un pays pauvre, mais de tous, il est probablement parmi les mieux partis pour s'en sortir.
L'avenir nous dira ce qu'il en est, mais nous sommes rentrés à Bujumbura avec le sentiment d'être pour quelques heures sortis de l'Afrique, ou du moins celle qui ressemble au chaos de Kinshasa ou à la saleté de Brazzaville.

Et après une nuit à l'hôtel, nous avons repris le chemin inverse, avec un petit air de nous-y-reviendrons. Frontière de carton, piste cahoteuse, et vertes collines, la maison avait le parfum du frangipanier quand nous sommes arrivés.

25 septembre 2007

Buja Connection

Curieusement, l'Afrique technologique est assez déséquilibrée... Ainsi, en changeant de pays (et même par rapport à la France), on trouve des écarts surprenants.
Exemples.

- à Kinshasa le téléphone portable passait impeccablement
- A Bujumbura, suivant le sens du vent, on capte, ou pas. Et au bureau, nous devons sortir dans le jardin pour passer les appels...

- Internet à Kinshasa est hors de prix. Ou plutôt, disons que c'est cher. Il n'y a jamais eu de réseau téléphonique fixe (ou très épisodiquement : les numéros fixes ont six chiffres...), et pour avoir internet, il faut passer par le Wi-max : une sorte de wi-fi à l'échelle de la ville. Un débit moyen, mais une couverture importante. Seul détail, le modem coût 1000 USD, et l'abonnement est à 150$/mois...
- A Bujumbura, nous sommes mieux lotis qu'en France ! L'internet mobile, c'est la réalité... (ou presque). Ainsi, comme on le voit sur la photo, un petit modem 3G (130USD) branché en USB, permet, pour à peu près 1$ de l'heure, de surfer depuis n'importe où, pourvu que la zone soit couverte par le réseau GSM. Et c'est mieux qu'en France : pas besoin d'avoir un hotspot wi-fi dans le quartier ! Bon, c'est vrai c'est payant, mais à ce prix là, ça va. Et le débit est très correct.

Pour info, le modem est de fabrication chinoise, marque Huawei, et marche probablement en France. Il y a même de la place pour une Sim.

15 septembre 2007

"Après un long égarement, le retour"

Yes ! C'est fait, je suis à présent bine installé au Burundi.
N'étant plus seul, j'ai donc pris sur moi de quitter l'hôtel (par ailleurs charmant) où j'étais logé, et de chercher une habitation plus décente.
Et après un peu de recherche et beaucoup de rebondissements (sans lesquels la vie en Afrique perdrait certainement beaucoup de son sel), nous avons trouvé une petite villa (ici, cela veut tout simplement dire "maison")... Dans un quartier tranquille de Bujumbura, et pour le prix d'un petit studio parisien, nous avons maintenant trois chambres et un grand jardin plein de fleurs, un grand salon rempli de fauteuils moelleux, et deux terrasses pour prendre l'air en fin de journée.
La belle vie, enfin.
D'ici peu, je posterai quelques photos de la région, et de la maison, mais d'ici là, salut !

05 juillet 2007

Le programme effrayant des jours à venir

J'en sais à présent un peu plus sur mon émigration vers le Burundi (ils ont un Ministère de l'Identité Nationale là-bas ?). Les choses sont un peu compliquées, car ce changement arrive en plein dans une période charnière au travail, et il faut un peu concilier toutes les personnes à qui je vais manquer.
Bien entendu, dit comme ça, c'est plutôt agréable à entendre. Une reformulation serait plus juste : toutes les personnes à qui mon travail va faire défaut. Bref, il faut également que je passe une visite médicale à Paris pour couronner le tout. Et aussi visiter quelques salles (hum !) si j'en trouve le temps.
Ainsi, on se retrouve comme ça :

- vol Kinshasa - Paris le jeudi 19 juillet au soir
- arrivée au (tout) petit matin à CDG, je file direct à mon hôtel, je pose les bagages et...
- visite médicale à 11h à Rueil...
- puis départ pour la région Lyonnaise, pour quelques visites.
- et le dimanche 22 (avouez que c'est court), je repars à 19h pour Bujumbura
- le lundi à 9h (avouez que c'est long), mon vol Kenya Airways atterrit à Bujumbura

Bref, pour ceux qui auraient pensé pouvoir prendre un verre avec moi à cette occasion, c'est pas gagné d'avance, à mon grand regret. Il y a des priorités...

Quand j'en saurai un peu plus sur toutes ces histoires, je vous ferai signe. Ah, et puis il faudra aussi que je change le nom du Blog. Pour l'adresse, on va dire qu'on y touche pas pour l'instant.
Et puis que j'uploade quelques dernières photos de Kin, avant de passer à celles de Buja !

(ouais, j'ai cru comprendre que c'est comme ça qu'on abrégeait Bujumbura là-bas...)

25 juin 2007

Il faut récupérer des vacances.

Je ne savais pas que je pouvais le faire.
J'ai bien travaillé cette semaine, bien tard aussi, et j'avais un certain sommeil en retard, mais là...
Samedi, je me suis couché à 15h30 pour faire la sieste après le repas... et je me suis réveillé à 8h le dimanche matin.
Seize heures de sommeil est des poussières, autant dire qu'aujourd'hui, lundi matin, je suis d'attaque !

19 juin 2007

Nouvelle destination - Devinette

Lyon-Brazzaville avait été un beau dépaysement.
Brazzaville-Kinshasa n'était pas un très long voyage, mais la différence entre les deux villes et les deux pays est assez énorme pour étonner encore.
Le prochain voyage que je m'apprête à faire va probablement encore m'apporter son lot de surprises... Mais où cela peut-il donc bien être ? Je vous fais deviner ? On y va !

Top - Je suis un petit pays dont on n'entend pas souvent parler.
Situé en Afrique, je suis plus précisément situé dans la région des Grands Lacs.
Ma capitale, Bujumbura, est d'ailleurs directement établie sur le bord du lac Tanganyika.
Bénéficiant d'une stabilité politique relative ces dernières années, je me reconstruis dans la paix et la réconciliation sous un régime démocratique.
Mon président,
Pierre Nkurunziza, est un ancien professeur de gymnastique.
Sachant qu'il faut entre 15 et 24 heures pour me relier à la France par avion, je suis...
Je suis...


Réponse ici ! (et bravo à ceux qui ont trouvé sans regarder la réponse !)

Tout a une fin...

Et les vacances comme le reste. Trois semaines et demie après mon atterrissage à Charles de Gaulle, et après avoir rempli point par point ma check-list, c'est l'heure du départ.

Nota : la check-list ne mentionnait pas explicitement "voir les potes". Cependant le lecteur perspicace aura noté de lui-même : chaque point de la liste (à quelques exceptions près) impliquait la présence d'amis au moment de sa réalisation...

La dernière bonne surprise aura été pour mon vol.

C'est incroyable le nombre de personnes qui peuvent vouloir prendre l'avion le samedi. C'est à se demander ce qu'elles font de si intéressant en semaine, pour toutes se regrouper à l'aéroport ce jour précis. Bref, je m'apprêtais à faire la queue à l'enregistrement, quand je me souvins (oui, le passé simple est toujours hype) que j'étais passé au statut Silver sur ma carte AirFrance...

D'un pas alors guilleret, j'ai donc grillé tout le monde à l'enregistrement en allant aux guichets "Business", et encore tout le monde à l'embarquement : pour le bas peuple, une chicane de 35mn de queue... pour moi, une belle ligne droite et 4mn d'attente.

Et pour finir, au moment de monter dans l'avion avec mon billet de classe éco (enfin, chez AirFrance, ils disent "Tempo", pour pas humilier le commun), le bonhomme qui arrache le bout des billets (il doit avoir un autre nom, et je serais curieux de le connaître) me demande si ça me dérange d'être surclassé... "Ben, en fait, non, pas trop"... et me voilà assis en Business Class !

Dans l'avion : siège inclinable à 180°, petite nappe sur la tablette pour le repas et menu spécial (foie gras et mignardises pour le café, etc.) . Bref, un vol de pacha.

Arrivé à Kinshasa, c'est plus roots : bats-toi pour ta valise, et paye ta sueur. Heureusement, c'est la saison sèche, donc dehors il devait faire 24 dégrés grand maximum, ce qui fait que j'ai presque eu plus chaud à Paris qu'à Kin. Aujourd'hui encore, la clim est restée éteinte, et j'ai mis un sweat-shirt à la maison.

Bref, retour à l'Afrique !

22 mai 2007

12 heures...

C'est le temps qu'il reste avant le décollage... Enfin, si tout se passe bien.
Entre les avions de Kenya Airways qui se crashent à 10km de l'aéroport et qu'on ne retrouve que trois jours plus tard, les avions Air France qui pètent un pare-brise en cours de route, et dont les pilotes terminent le trajet avec les masques, et tout ces petits tracas aéro-africains, chaque atterrissage est une petite chanson.

Mais comme je sais que dans 24 heures, j'aurai un bon café, des croissants, une bonne douche et une petite sieste, je me coule dans mon fauteuil, et je me relaxe.

Et puis je reprends le travail.

21 mai 2007

Wishlist

Ah... dans 30 heures environ, je m'envole pour la France... vacances...
Huit heures de vol (quand même) et arrivée à Paris pour trois-quatre semaines intenses de mariages, soirées, voyages, etc.
Et finalement, certaines choses commençaient à me manquer. Alors voilà à quoi je vais passer mes vacances :

  • aller dans des bons restaurants
  • boire du bon vin
  • me poser dans les cafés
  • acheter des livres
  • acheter des CDs
  • acheter un Mac
  • la sieste sur la pelouse d'un parc
  • mettre un sweat-shirt et un blouson (marre des manches courtes 365 jours par an)
  • prendre le métro
  • aller au cinéma
  • prendre le train
  • boire au robinet (sans peur)
  • aller au McDo (une fois)
  • conduire une petite voiture (et pas un énorme 4x4)
  • me promener comme un touriste
  • manger du bon fromage et de la bonne charcuterie
  • ... (liste non exhaustive)
et tant d'autres choses qui finissent, au bout de plusieurs mois, et la fatigue du travail aidant, à me manquer un peu... jusqu'à la prochaine fois !

Update du 11 juin : il me reste presque une semaine de vacances, et j'ai déjà tout fait ! La vie est belle, quand même, non ?